Christine de Caen nous livre sa vision de femme quarantenaire sur l'amour, le sexe

June 2nd, 2017

L'équipe bons plans cul : merci à Christine qui ici nous dévoile son histoire avec subtilité. On prend ici une grande baffe face à son parcours et c'est avec un grand respect et beaucoup d'admiration que nous disons haut et fort, les femmes, vous êtes belles, fortes et indépendantes. Bonne lecture.

Je suis mariée depuis 8 ans à un homme qui est un ami d'enfance, que j'ai beaucoup aimé, mais dont je m'étais lassée depuis environ un an. Nous n'avons qu'un enfant, une fille née l'année même de notre mariage. Jusqu'ici, tout n'allait pas trop mal et nous vivions comme vivent des milliers de couples : entre le travail, les obligations familiales et les rares moments de loisirs passés ensemble. Après quelques petits problèmes nous avons divorcé finalement.

On dit que je ne fais pas mon âge. Mais est-ce que ça veut dire quelque chose « faire son âge» ? Pour moi, ça dépend des jours. Le plus souvent, j' ai l' impression d'avoir 20 ans, certainement parce que j'étais heureuse alors, avec mon enfant et mon métier de coloriste. En revanche, quand je fais l'amour ou que je ris dans les bras de l'un de mes deux amants, je n'ai pas d'âge.

Je n'aime pas jouer les vieux sages, mais j'ai une certitude : la vie ne cesse jamais de nous surprendre. D'une famille pied-noir, j'ai grandi entre l'Algérie et le Maroc avait d' arriver à Caen pour étudier aux Beaux-Arts et épouser un jeune aristocrate. Rien ne laissait présager que, à 40 ans, j' allais me retrouver divorcée, mais mon mari était un coureur incorrigible qui tenait absolument à ce que tout le monde, moi inclue, soit au courant de ses exploits. Je serais les dents en attendant que notre enfant, ai grandi, mais c'est lui qui m'a quittée au détour d'une de ses aventures. Le divorce a été compliqué et c'est à peine si j'ai réussi à garder l'appartement. Du reste, comme je travaillais pour son cabinet, sans contrat ni salaire, j'a dû recommencer de zéro. J'ai été graphiste, représentante pour une grande marque de cosmétiques, agent immobilier... Et, bon an mal an, j'ai réussi à gagner ma vie correctement.

J'étais grande, blonde, libre et, après ma séparation, je n'ai pas tardé à avoir quelques aventures. Même une histoire sérieuse avec Luc. Il m'a emmenée à Venise, à New York, à Bangkok... On s'entendait à merveille, mais, pour vivre avec lui, il aurait fallu déménager à Lyon et je ne l'aimais pas assez pour tout quitter, encore moins pour arracher mon ados à son monde. Donc, seule de nouveau à 45 ans, j'ai cru que je devais faire une croix sur les hommes. J'avais des amies divorcées, des tantes célibataires, une grand-mère veuve : c'était apparemment dans l'ordre de choses. Ma fille s'emportait devait ma résignation, mais si d'un côté elle disait :« Il faut que tu te trouves un amoureux », d'un autre elle trouvait toujours des défauts à mes « prétendants ». Et, pourtant, c'est par son biais que j'ai trouvé un nouvel amour.
Pour moi c'était encore plus facile de multiplier les aventures en attendant.
Tant donné que le sexe est une libido et une pulsion, la sexualité est une force, un besoin de l'individu à un certain âge. Ainsi, j'ai décidé de prendre chaque soir un moment de plaisir, un phénomène qui m'a conduit au multi partenariat sexuel. Pour affirmer je cherchais à avoir plusieurs aventures d'un soir à la fois. Stéphane, un jeune de 29 ans était le plus viril partenaire de tous.
Il donnait au sexe ce fantasme avec une consistance toute particulière avec la sensation de complétude qui si souvent nous étreint. La puissance de ce fantasme qui fusionne au coeur de la sexualitéet qui m'a conduit à multiplier des Stéphane, les uns meilleurs que les autres.
L'amour est la répétition de nos premiers émois d'enfants, pourtant nous ne nous y habituons jamais. Chaque fois, c'est comme si c'était la première. Ou la vraie, la bonne, celle qui nous donne envie de repartir de Zéro, de tout recommencer.